Poulet de Janzé, version bio

Pas facile à photographier, les poulets élevés en plein air ! En général, ils n’aiment pas trop les gros plans, et préfèrent exercer leurs droits ‘plein air’ à l’approche de quelqu’un (moi) avec un appareil à la main.

Voici une des choses que j’ai apprises—parmi plein d’autres—à une conférence de presse organisée par Le Poulet de Janzé, la coopérative de volailles IGP au moment du lancement de leur poulet bio.

Naturellement, les représentants du Poulet de Janzé ont expliqué tous les éléments qui différencient (en mieux) leurs volailles des autres…c’était une conférence de presse, après tout. Mais avec chaque détail qu’ils donnaient sur leur cahier de charges bien plus strictes que la réglementation, une chose devint très clair : le bien-être des poulets est l’élément le plus important dans l’élevage. Point.

Espace à l’intérieur (bâtiment)

22 poulets par m2 pour les poulets d’élevage traditionnel contre 10 poulets par m2 pour un élevage bio. Allez. Essayez d’imaginer 22 poulets en 1m2. Pas besoin de voir une photo révoltante pour se rendre compte du traitement inhumain.

Je n’ai pas pu rentrer dans le poulailler sur la ferme pour voir moi-même à quoi ressemblait 10 poulets par m2, mais mon impression aurait été fausse de toute façon, car une bonne partie des poulets se trouvaient en train de gratter, picorer, et se réchauffer au soleil dehors.

Espace à l’extérieur (parcours)

4m2 par poulet ne semblent pas beaucoup, sauf quand on essaie de photographier des petites volées de poulets timides et sauvages. Là, on trouve qu’il y a pas mal de place pour se sauver.

Le cahier de charges du Poulet de Janzé bio va encore plus loin que la réglementation, exigeant que les poulets aient accès au parcours la moitié de leur vie, au lieu du tiers, et que cet accès s’étend de 9h du matin au crépuscule. Il doit y avoir une bonne raison commerciale/gustative/qualitative pour cela, car, selon Annie Colleu, chez qui la conférence de presse se passait, ce n’est guère plus facile pour l’éleveur de faire rentrer ses poulets à la tombée de la nuit que pour une journaliste/bloggeuse de les prendre en photos.

Éleveurs engagés et attentionnés

Putain ! Je vais pouvoir faire du poulet bio enfin !
Et avec cette interjection, Christophe Saffray, un des éleveurs bio présents a fait rire toute la salle. Au fait, les éleveurs avaient tous des raisons différentes pour se convertir en bio. Christophe Saffray, ainsi qu’Annie Colleu et son mari Yves, faisaient tout le reste en bio sur leurs fermes. Un jeune couple a repris l’exploitation familiale et la convertit en bio selon leurs valeurs sur l’environnement.

Saffray a également parlé d’autres bénéfices du bio. « Le bio nous permet à revenir à nos bases de la terre. C’est un moyen de faire vivre dans les petites surfaces. »

Autrement dit, le bien-être des poulets—ainsi que les certifications bio et Label Rouge—garantissent beaucoup plus qu’un poulet ‘haut de gamme’ dans les commerces et les assiettes. Ils sont la base d’une économie agronome qui nous bénéficie tous.

(Pour une meilleure compréhension des consignes d’élevage des poulets, voici un bon résumé.)

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2018-04-09T10:02:59+00:000 commentaire

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