A Propos

A Propos 2018-02-13T11:28:57+00:00

Hep! (C’est comme ça qu’on se dit bonjour entre Cancalais.) Je suis Mary Margaret Chappell. Mary Margaret aux anglophones (Le double nom est une tradition du sud des Etats-Unis), Mary à la plupart des francophones (y compris mon ami brésilien, avec qui je parle français), M ou MM pour la famille et les amis. (Même mes parents ont trouvé que « Mary Margaret » faisait trop long.)

Depuis maintenant plus de 10 ans, je vis à Cancale, et je travaille comme journaliste culinaire. Auparavant, j’ai exercé pas mal de professions différentes  (sans ordre particulier): pâtissière, traiteur, éditeur en ligne (pour un start-up qui n’a jamais vu le jour), expert en décoration et les arts de la maison, astrologue, professeur d’anglais, traductrice technique, cuisinière dans une colonie de vacances, animatrice d’un atelier de théâtre, pâtissière végane,  gourou de la cuisine sans gluten et assistante personnelle à une actrice française que tout le monde connaît. J’ai également travaillé comme serveuse et intérimaire entretemps.  

La seule constante tout au long de ces divers boulots a été la cuisine. Même quand je faisais du babysitting à la fac (j’oubliais de mettre ça sur la liste), je trouvais toujours un moyen de faire des cookies ou préparer du popcorn avec les enfants. Récemment, une amie m’a dit que je suis toujours heureuse quand je suis dans la cuisine…et quand je suis en France. Et elle a raison.

J’ai une chance inouïe de pouvoir faire ce qui me rend heureuse dans un lieu que j’aime autant. Et pendant ces moments de l’année quand je ne suis pas à Cancale, ma vie cancalaise imprègne tout ce que je fais – et tout ce que je cuisine.

A propos de ce blog

J’avoue, j’ai pris du retard pour créer un blog.  Des tas et des tas de bloggeurs y sont déjà, partageant leurs expériences et leurs recettes depuis longtemps maintenant. Alors, pourquoi ce retard ?

Eh bien…j’étais occupée. La rédaction d’un magazine culinaire est assez prenante, avec plein de taches à jongler, et ne laisse pas beaucoup de temps libre pour un blog. Et puis, mon rôle de rédactrice me demandait de promouvoir mes sujets et de me mettre (toujours) en arrière-plan. J’ai passé beaucoup de temps à concevoir des articles qui touchent à tout…sauf à ce que je faisais moi-même.

L’autre détail qui fait que j’ai retardé mon entrée dans la blogosphère, c’est que je trouve la plupart des blogs culinaires archi, archi, méga-ennuyeux. Les récits sont médiocres, les recettes sont mal expliquées, et le nombrilisme de leurs créateurs devient parfois extrême. Le temps qu’il faut passer à faire dérouler des dizaines de photos d’ingrédients (toujours magnifiquement mise en scène) afin de trouver une simple recette de soupe me rend complètement dingue. Et j’avais du mal à me voir parmi ces idiots qui croient que je n’ai rien de mieux à faire que regarder leurs belles images de tomates anciennes et lire combien, mais combien, ils les aiimmment…. (Les bloggeurs culinaires aiment beaucoup de choses. Et ils le disent souvent.)

Je me suis donc inspirée des propos de Lemony Snicket, auteur de la série pour enfants Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire. Dans un entretien avec lui que j’ai lu il y a bien longtemps (introuvable, alors il faut me faire confiance sur lecontenu), Daniel Handler (son vrai nom) a avoué une réticence à écrire un livre d’enfants parce que lui, en tant qu’enfant, n’aimait pas les livres pour enfants. Et son agent lui a répondu (plus ou moins), « Alors, écrit le livre pour enfants que tu aurais voulu lire. »

Ecrire le blog que j’aimerais lire. Voici mon objectif ici. Je doute fort que j’aurai le même succès que Lemony Snicket, mais j’espère créer quelque chose qui me plairait- et qui plairait aux autres aussi.

Pourquoi Cancale?

Un hiver en Bretagne – voici le début de cette aventure cancalaise. Certes, la Bretagne ne fut pas une destination aléatoire pour moi. J’avais vécu à Rennes avant de m’installer à New-York, et j’y retournais souvent pour des visites, pour des mariages, et pour me ressourcer dans mes lieux préférés. Je commençais à rêver d’un plus long séjour breton…un séjour pendant lequel je n’aurais pas besoin de dormir dans les vieux canapés chez mes copains. Comme j’étais en free-lance, je n’avais pas d’attache majeure pour mon boulot. A partir du moment que j’avais une cuisine, un téléphone, et une connexion internet, je pouvais travailler. Alors, pourquoi pas trouver ces trois éléments quelque part en Bretagne…et travailler de là-bas ?

C’était donc à Cancale que j’ai réussi à trouver un propriétaire qui comprenait mes besoins (il y a quelques années, très peu de maisons de location étaient équipées d’un box wi-fi). Sa maison était idéale – toute petite, tout en granit, à quelques pas de la mer. Je cuisinais, je travaillais, je marchais partout. J’ai fait connaissance de mes voisins et des cafés sympas juste au bout de la rue. Je faisais mon marché dans le bourg tous les dimanche matins. Puis un jour,  je me demandais ce que cela ferait d’acheter une maison sur le port à Cancale, un petit pied à terre que je pourrais louer quand je n’étais pas en France, et où je pourrais séjourner quand je reviendrais. (Je n’avais pas encore oublié les nuits sur les vieux canapés.)

J’ai commencé à visiter des maisons. Aucune ne me convenait. Les petites maisons de pêcheurs si mignonnes de l’extérieur, furent sombres et humides à l’intérieur. Juste au moment de renoncer à ma recherche, un agent immobilier m’a proposé une maison beaucoup plus grande et beaucoup plus chère que ce que je cherchais. (Ceux qui connaissent les agents immobiliers ne seront pas surpris par cette ruse.) Devant, cette maison ne payait pas de mine. Les pierres de la façade avait été recouvertes de crépi, et les volets avaient grand besoin d’un coup de peinture. Mais à l’intérieur, c’était autre chose ! Les pièces étaient lumineuses. La cuisine était ENORME, et elle avait une vue de mer (!!). Et avant que je m’en rende compte (je vous épargne les détails pénibles qui accompagnent toute recherche de maison), je repartais aux Etats-Unis PROPRIETAIRE d’une maison à Cancale.

18 mois plus tard, je suis revenue. Pour de bon. (Et une des premières choses que j’ai faites c’était d’acheter un bon lit pour la chambre d’amis. Personne ne dormira dans un canapé chez moi !)